J’ai eu un véritable passage à vide de lecture pendant cet hiver. Une déprime (hivernale ou pas …) et je n’arrive plus à me concentrer sur de la littérature que je qualifierais de blanche. J’ai besoin de m’évader, d’être accrochée. L’hiver dernier, j’avais réussi à maintenir un bon rythme grâce à l’incroyable Gagner la Guerre de Jean-Philippe Jaworski, qui m’avait transportée et que je compte bien relire.
Je me suis laissée convaincre par une booktubeuse qui le comparaît au très connu Maître des illusions de Donna Tartt, mais en mieux. Alors …
J’ai eu un peu de mal à me plonger dedans. J’ai mis quelques chapitres à m’attacher au groupe de jeunes et il ma fallu un petit effort pour poursuivre. Mais passé le premier acte, j’ai dévoré le roman. Il s’agit de l’histoire d’un groupe d’étudiant de dernière année en école prestigieuse de théâtre, spécialiste de Shakespeare. L’un d’eux meurt, et c’est tout le sujet du récit. C’est bourré de références à Shakespeare, dont je ne peux malheureusement reconnaître que quelques citations d’Hamlet. Ça m’a furieusement donné envie de lire d’autres pièces, ça c’est un bon point. Le texte est découpé en 5 actes, comme toute bonne tragédie, et en scènes courtes. Ça se lit vite, c’est facile et divertissant, souvent drôle. L’atmosphère “academia” est assez réconfortante, j’ai ressenti un peu du cosy que je recherchais en retournant à Poudlard à chaque nouveau tome d’Harry Potter quand j’étais enfant. Ça fleure bon l’amourette adolescente, avec une vraie modernité quant à l’ouverture sur des sexualités moins conventionnelles, c’est chouette.
En somme, une bonne lecture légère sans rester absolument inoubliable.