Randonnée sur 2 jours avec Oakley - Grande boucle en forêt de Mervent


Ça me démangeait depuis quelques semaines. Retourner dans la nature avec mon sac et mon chien, en tête à tête. Ce sentiment de liberté, de simplicité. Ce partage avec mon loup. Trop bon ! Ci-dessous, la carte de notre parcours. Environ 32 km dans la forêt domaniale de Mervent, à parcourir les rives des rivières La Vendée et La Mère, et le tour de quelques curiosités du coin.

Premières impressions : le coin est absolument magnifique ! Les vallées boisées de ces rivières, les sentiers au bord de l’eau, les étendues d’eau créées par les barages du coin, les larges allées cavalières, c’est vraiment un cadre idyllique pour se balader. Le parcours que je me suis créé évite au maximum les routes. J’ai seulement dû adapter la partie côtière pour rejoindre le barrage de Mervent, car le sentier était trop technique pour le chien et moi (escalade et arbres déracinés). À part ça, j’ai plutôt respecté mon projet et adoré la diversité de paysage et les quelques dénivelés à franchir.

Oakley a été vraiment agréable. Très facile à gérer dans la nature, il n’a pas bronché au rappel avec les chevreuils à vue. Jamais loin de moi, il revient dans mes pieds régulièrement pour repartir vadrouiller à vue. Lors de mes pauses, il restait avec moi sans problème. Nous avons seulement croisé quelques pêcheurs le premier jour, et Oakley a réussi à me mettre une sacrée honte en levant la patte sur le sac de couchage de l’un d’eux en train de sécher sur un poteau. Plates excuses et nettoyage avec un peu d’eau comme j’ai pu. J’ai croisé quelques promeneurs le deuxième jour (Oakley a été très sympa avec une dame qui lui a fait de grosses papouilles et a été élogieuse sur la gentillesse de mon chien !). J’ai même traversé une classe d’élèves lors d’une course d’orientation, Oakley a bien entendu été dire bonjour à tout ceux qui l’appelaient 😋 des jeunes gars ont essayé de l’inciter à les suivre dans les bois, mais mon gros loup n’a pas été bien loin : il a vu que sa maîtresse ne suivait pas, alors demi-tour. Dégoûtés les jeunes !

J’avais prévu de bivouaquer dans une grande prairie qui forme une sorte de petit « cirque » avec la rivière juste en contrebas. Quelques gouttes tombaient déjà quand je suis arrivée à cet endroit, et grosse déception : cette prairie autrefois sauvage (d’après ce que j’avais lu sur internet) a été récemment entièrement clôturée de barbelés et des vaches broutaient au milieu. J’ai cherché rapidement à m’installer dans le coin malgré tout, craignant un orage. Premier essai infructueux sur un petit plateau dans lequel j’ai tordu deux sardines (sardines de merde soit dit en passant). En grattant un peu la couche d’herbe, j’ai deviné un ancien goudron, sûrement un parking. Je me suis finalement rapprochée de l’eau et des vaches, pour bivouaquer en retrait du sentier et trouver un terrain meuble.

Pour la première fois, mon repas du soir a été un sachet de 140g de nourriture lyophilisée, un poulet Massala commandé chez MX3, dont je n’ai lu que des louanges. J’ai fait bouillir un peu d’eau dans ma tasse titane sur mon réchaud à alcool fait maison. On remplit le sachet avec le volume d’eau nécessaire, on touille, on referme le sachet, ça cuit une dizaine de minutes, et on déguste. C’était vraiment délicieux, copieux, je suis épatée. Oakley était tellement cuit qu’il a mangé ses croquettes en restant couché...

Les vaches ont eu la délicatesse de rester bien silencieuses toute la nuit. La température est vite descendu, il était prévu un minimum de 9°C, bien humide dans cette cuvette proche de la rivière. J’ai eu une fois de plus trop chaud une bonne partie de la nuit dans mon sac de couchage Lestra avec le drap de sac en plus. Par contre, Oakley a eu très froid dans l’herbe sous le tarp vers 2h du matin. J’ai dû lui faire un peu de place pour le coller contre moi à moitié sous le duve, mais ça n’était pas suffisant. Il a continué de trembler comme une feuille encore pendant une demi-heure. J’ai alors revu tout mon espace couchage, en laissant une partie de mon matelas au chien et en m’installant le haut du corps sur mon sac à dos vidé. J’ai ouvert le sac de couchage en mode couette pour qu’il puisse nous couvrir tous les deux. Le chien s’est enfin réchauffé, a arrêté de trembler et on a pu finir la nuit ainsi. Je suis en pleine réflexion pour palier à ce problème : je dois prévoir un module de couchage pour mon chien, qui ne peut pas dormir à même le sol.

Pour la première fois aussi, j’ai utilisé un nouveau filtre à eau Sawyer. J’ai fait le plein d’eau dans la rivière juste en dessous. La barrière psychologique a passer n’est pas évidente. Boire de l’eau de rivière, avec le goût qui va avec, je n’avais jamais fait ! Je ne suis pas tombée malade, donc tout va bien. Dans un endroit avec plein d’eau comme Mervent, j’ai pu ainsi me permettre de marcher avec seulement 0,5 L d’eau sur moi. Un gain de poid considérable, un régal.

Mes bâtons de marche m’ont été indispensables pour soulager les genoux et franchir quelques grimpettes ou pentes glissantes. En revanche, gros point noir sur les chaussures à tige haute. J’ai eu des douleurs importantes au niveau du tendon d’achille car elles appuient à cet endroit dès que la cheville doit travailler en descente. Cela me conforte dans mon choix : mes prochaines bonnes chaussures de marche seront des tiges basses.

J’arrive enfin à régler mon sac correctement (hauteur de dos, bretelles). Je me sens parfaitement bien avec à vue de nez deux tiers du poids sur les hanches et un tiers sur les épaules. Aucune douleur à déplorer. Poids maximum porté : 9,5kg. Toute la deuxième journée s’est fait à environ 8,5kg, c’est l’idéal. Je continue d’étudier de nouvelles possibilités pour alléger mon sac.


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