Construire un feu, de Jack London


Couverture

C'est un concours de circonstances qui m'aura amené à la lecture de cette nouvelle du célèbre auteur de Croc-Blanc. J'ai lu un court extrait de son roman la Peste Ecarlate dans un journal, qui relevait les parallèles avec la crise du Covid-19 que nous vivons aujourd'hui. J'ai donc commencé à chercher des textes de London sur le web et suis tombée sur cette nouvelle. Le titre m'a accrochée par sa simplicité, sa nécessité impérieuse. Le résumé parle d'un homme voyageant dans le Yukon par un froid polaire. L'histoire va entrer en raisonnace avec un podcast poignant que je viens d'écouter, qui narre l'expédition d'une française sur un très haut sommet hymalaien et qui y perd son compagnon de cordée.

Disponible ici : Les Baladeurs // Episode #28 — S.O.S au-delà de 8 000 mètres, avec Elisabeth Revol (podcast de grande qualité soit dit en passant)

Franchement, ce récit fait froid dans le dos, sans mauvais jeu de mot. Il pourrait être résumé en trois mots : le froid tue. Il tue lentement, sournoisement, insidieusement, mais avec autant de férocité et d'implacabilité qu'une bête fauve. Avec un talent de conteur dingue, London fait monter la tension crescendo. L'auteur connaît parfaitement les étendues gelées et hostiles du Nord Américain, et son expérience transpire dans ses mots. Une belle maîtrise du récit, un style austère et sauvage, tout en concision, diablement efficace.

À noter : comme cette oeuvre est du domaine public, il est possible de la trouver sur le web facilement, pour la lire en ligne ou se l'imprimer. Par exemple, sur Wikisource - La bibliothèque libre


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