Dans les Forêts de Sibérie, de Sylvain Tesson

Couverture

Je viens de terminer ce roman, que je n'ai pas lu mais écouté, lu par l'auteur en personne. Je suis baba ! Ce livre restera dans ma mémoire longtemps, c'est une gros coup de coeur. Il y a peu d'histoires dont je me rappelle longtemps, les coups de foudre littéraires sont rares ... (Le dernier pour moi, c'est incontestablement Des Fleurs pour Algernon, de Daniel Keyes)

Tout en poésie, souvent joyeux et parfois mélancolique, ce journal d'hermitage vaut le détour. Sylvain Tesson décide de partir s'isoler 6 mois dans une cabane rudimentaire dans les bois bordant le lac Baïkal, en Sibérie. Il faudra survivre au froid polaire en fendant le bois, puisant l'eau et pêchant le poisson. Mais la vraie aventure se situe dans l'apprivoisement de la solitude et de l'immobilisme, pour ce baroudeur fatigué. Accompagné d'un stock de livres de tous horizons, de cigares et d'une cargaison de vodka, il apprendra à se connaître, il se fondra dans la nature, observera les animaux et le défilement des saisons, s'émerveillera devant le paysage grandiose qui s'étale derrière sa fenêtre. La vie dans son plus simple appareil, le bonheur dans l'essentiel. Une ode à la décroissance pleine de sagesse qui a beaucoup résonné en moi.

On dispose de tout ce qu'il faut lorsque l'on organise sa vie autour de l'idée de ne rien posséder.
-- Dans les Forêts de Sibérie, Sylvain Tesson

On alterne entre réflexions philosophiques et journal du quotidien, souvent drôle ou profond, on ne s'ennuie pas une seconde. À la fin de l'histoire, on a l'impression d'avoir voyagé très loin, et on se prend à souhaiter avoir le courage et l'énergie pour se lancer soi-même dans une aventure de ce genre, pour voir ...


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