L'Homme aux Cercles Bleus, de Fred Vargas

Couverture

Ce n'est pas le premier Vargas que je lis, mais j'ai toujours été envoûtée par son écriture, séduite par ses personnages, surtout. Je m'étais promis de lire la totalité de la série du commissaire Adamsberg dans l'ordre de parution. Si le respect chronologique n'est pas indispensable, puisque chaque enquête est indépendante, j'ai vraiment apprécié de lire ce premier roman, publié en 1991 (année de ma naissance !). On y découvre l'affectation du célèbre commissaire nonchalant, sa rencontre avec son équipe, sa première enquête menée avec flegme et détachement, son premier succès en tant qu'enquêteur parisien, farfelu mais redoutable. J'ai pu y découvrir aussi quelques description physique du personnage, ce qui n'arrive plus dans les tomes plus avancés. Je ne m'étais pas tout à fait figurée le héros sous ces traits ! C'est rigolo.

Mis à part ce plaisir lié à la mise en place du décor, qui me manquait jusqu'alors, je trouve ce premier roman plus poussif que ceux que j'ai pu lire après. Le rythe est un peu trop lent, les introspections du commissaire un peu trop lyriques. L'intrigue est originale mais quelques grossières ficelles sont mal camouflées par l'excentricité d'Adamsberg. Si je me souviens d'avoir remarqué (après lecture chaque fois) quelques raccourcis dans d'autres livres de l'auteur, je ne m'en étais jamais rendue compte comme ici, et cela m'a gênée. La maîtrise de la langue, le style et les dialogues décalés sont déjà présents (il faut aimer !), mais la finesse du polar n'est pas encore bien affutée chez Vargas dans ce premier roman.

"Victor, mauvais sort, que fais-tu dehors ?"
Avec cette énigme qui raisonne encore, j'entame de suite, avec plaisir et curiosité, le second roman mettant en scène Adamsberg, L'Homme à l'Envers, écrit plusieurs années plus tard (en 1999).


- lecture -

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