Moll Flanders, de Daniel Defoe

Couverture

Il m'a fallu quelques dizaines de pages avant d'être à peu près à l'aise avec les tournures de phrases d'un autre temps et le vocabulaire désuet de ce roman. Normal, il est paru en ... 1722 ! Il dépeint d'une traite (pas de chapitres, pas de pauses) la vie entière de Moll Flanders sous forme autobiographique, femme de petite condition du XVII ème siècle. Les femmes étaient alors complètement dépendantes des hommes et des lois de la société conservatrice et religieuse. On se rend compte à quel point la bonne ou mauvaise naissance dirigeait toute une vie.

Mais Moll Flanders, intelligente et bien consciente de son état, aura réussi à se maintenir à flot en vivant milles aventures. Épouse sept fois et mère plus d'une dizaine de fois, elle a la poisse chevillée au corps mais elle est pleine de ressources. Elle saura rebondir et mettre à profit les circonstances pour vivre décemment. Car c'est bien cela qui m'aura marqué : pas de place pour les sentiments (ou si peu) lorsque l'on est légitimement si préoccupée par l'aspect pragmatique de l'existance. Le besoin de s'assurer un certain confort à l'avenir motive absolument toutes les décisions de notre héroïne, quitte à vivre égoïstement. Un comportement qui peut paraître lâche et peu glorieux, qui m'a pourtant inspirée si ce n'est de la sympathie, au moins de l'empathie.


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