Entretien des prés

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Un petit article pour parler de l'entretien que demandent des prés. Les chevaux ont environ 1,6ha de prés en tout, répartis en trois zones : le grand pré d'1ha (derrière les dépendances), le pré des platanes (parcelle de 2000m² ombragée et fraîche en été), le pré des pommiers (4000m² de l'autre côté du ruisseau).

Ça représente près de 800m de longueur de clôtures à vérifier régulièrement (état des poteaux, isolateurs, cordon électrique), et à entretenir (passage de la tondeuse sur les pourtours et rotofil sous les cordons pour contrôler la végétation et éviter toute perte de puissance éléctrique). Soit 1 visite par mois des installations + entretien de la végétation toutes les 2 semaines de Mars à Octobre.

Cet hiver, j'ai laissé les chevaux sur l'hectare entier du grand pré. Mais dès Mars, j'ai clôturé tout l'intérieur pour former une sorte de paddock paradise avec un couloir d'environ 8m de large sur tout le pourtour du pré. Je limite ainsi drastiquement l'accès à l'herbe jeune et trop riche du printemps et de l'automne (objectif : éviter la fourbure chez Nestor), sans pour autant limiter leur déplacement, indispensable à leur santé et leurs sabots. Les contreparties, ce sont l'accumulation des crottins dans les couloirs, que je ramasse aux abords de l'écurie et que j'épands au tracteur dans le reste du parcours, et l'obligation de continuer à nourrir au foin.

Pendant quelques mois, j'ai laissé une prairie sauvage se former au milieu (papillons et sauterelles au rendez-vous !), avec dans l'idée de laisser les graminées grainer avant de faucher. Problème : je me suis rendue compte que malgré l'arrachage systématique de l'année dernière, plusieurs endroits du pré comportent des Sénéçons de Jacob. Aïe. J'ai passé 3h sur 3 jours à ratisser la prairie pour arracher tous les plans que je trouvais à la main ; j'en ai récolté environ 5 kg ...

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Cet après-midi, j'ai donc passé 2h au volant du tracteur attelé au gyro pour faucher les herbes sèches. Je laisse une bande de végétation sauvage au milieu pour héberger les papillons et divers insectes que j'ai pu observer.

Bien que l'herbe soit beaucoup moins riche qu'il y a quelques semaines, je ne pense pas laisser l'accès libre aux chevaux au milieu du pré. Je préfère leur ouvrir 2 ou 3h dans la journée plutôt qu'ils passent 24/24h la tête collée dans 1ha d'herbe. Je crains que Nestor ne devienne énorme ... De plus, il est probable que je ne laisse pas la végétation monter autant avant de broyer l'année prochaine. Maintenant que le sol est jonché de graines, je pense plutôt effectuer plusieurs passages dans l'année pour favoriser un enracinement profond des espèces fourragères. C'est cette technique qui a permi en 2 ans de transformer le pré des pommiers d'un champs de ronces à une prairie magnifique.

Demain, passage du gyro sous les platanes puis dans le pré des pommiers, avant les orages prévus dès lundi ! Dure vie que celle de propriétaire (équin et terrien) ;)


- chevaux -

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