Le Collier Rouge, de Jean-Christophe Ruffin

Pourquoi j'ai eu envie de lire

La photo de couverture (décidément, j'y suis sensible !), que j'ai trouvée saisissante, m'a donnée envie de lire la quatrième de couverture. Il est question de la première guerre mondiale, je m'attends donc à un épisode dramatique, à un récit triste. L'auteur faisant partie de l'Académie Française, je suis confiante quant à la qualité de l'écriture.

Ce que j'en ai pensé

Couverture

Un moment de lecture plein d'émotion et de suspens, à partir d'un fait réel. A la fin de son récit, J.C Rufin rend un hommage émouvant à son ami photographe, Benoît Gysembergh, mort avant la publication de ce texte. Texte dont il avait été la source, en racontant l'histoire de son grand-père. Revenu en héros de la guerre de 14, décoré de la Légion d'honneur, il avait commis un jour de boisson un acte inouï pour l'époque, une trangression qui lui avait valu d'être arrêté et jugé.

Dans ce court roman, on apprendra petit à petit les faits qui sont reprochés et l'histoire d'un "Poilu" au sortir de la guerre au travers des yeux d'un jeune juge, d'origine plutôt aristocratique mais dont les prinicpes ont vacillés durant la "Der des Der". Un texte aux multiples thémes : la barbarie de la guerre, les sacrifices d'hommes anonymes, qui reviennent brisés ... dans la difficulté de réintégrer la vie civile, la présence des animaux auprès des soldats. Ici, il s'agit d'une histoire incroyable entre un homme et un chien, prénommé Guillaume, la révolte légitime d'un homme qui revient de l'enfer, un homme qui a réfléchi, lu des textes de contestation, des écrits libertaires, qui a essayé de comprendre l'intolérable et la "boucherie" décidée en haut lieu.

Une très belle lecture...


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