L'Élue, de Lois Lowry

Pourquoi j'ai eu envie de lire

J'ai lu le premier roman de la saga et vous pouvez retrouver ma critique ici : Le Passeur, de Lois Lowry. Un peu déçue de la fin abrupte de ce dernier, j'avais hâte de connaître la suite des aventures de Jonas. La quête initiatique de Jonas m'a plu, j'ai trouvé le personnage attachant. Quel nouveau monde allait-il découvrir ? Y avait-il d'ailleurs quelque chose d'autre que les communautés et l'ordre établi qu'il a toujours subi ? Mieux ? Pire ?

Ce que j'en ai pensé

Couverture

Et bien quelle ne fut pas ma surprise de découvrir Kira, la nouvelle héroïne de ce tome ! Mais où sont donc passés notre Jonas et le petit Gaby, les rescapés ? Qui est cette Kira ? Et d'abord, où sommes nous ? Dans un village revenu à l'âge du fer semble-t-il, où les habitants vivent à la dure de chasse et d'agriculture de survie dans des cabanes en terre séchée. Kira est une jeune brodeuse surdouée orpheline et handicapée d'une jambe, qui se fera recueillir et au final exploiter par un conseil de Grands Seigneurs qui chapeautent un peu tout le bas peuple. Là j'avoue, je suis complètement perdue. Plus les pages défilent, et plus je me rends compte que mon espoir de comprendre le lien entre cette nouvelle histoire et celle du Passeur va être vain. En effet, nulle allusion ne sera faite de tout le roman aux communautés et à la société de Jonas. On se demande si on vit dans le même monde, ou bien à la même époque. Ce trouble (et cette déception, je dois l'avouer) ne m'ont pas lachés de toute ma lecture. J'ai l'impression d'une saga sans queue ni tête et ça ne me plaît pas.

Si le premier roman pouvait être lu par des adultes (comme une fable), bien que son public cible soit la jeunesse, ce second volume s'adresse clairement à des enfants. L'histoire d'amitié entre Kira, Thomas et Matt (et son 'tit chien) est très enfantine, on parle de bêtes féroces dans les bois, de dons magiques dans les doigts ... La barrière entre le bien et le mal est bien définie, celle entre les gentils et les méchants aussi. On est loin du roman presque philosophique qu'est le premier tome !

Quoiqu'il en soit, le style de l'auteur est toujours aussi fluide et agréable. L'univers est riche et bien décrit, la trame du roman facile, logique, sans longueur. La lecture reste agréable si on ne se pose pas trop de question et qu'on accepte de suivre l'auteur où elle nous emmène. Je m'interroge toujours sur le lien avec le premier tome, et j'ose espérer que le troisième volet satisfera ma curiosité. Vous l'aurez compris, malgré mes réserves, ma curiosité (et mon amitié pour Jonas) me pousse à entamer la suite, intitulée Le Messager.


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