Le Passeur, de Lois Lowry

Pourquoi j'ai eu envie de lire

Je suis allée voir une film adapté d'un roman au cinéma, Divergente, et en effectuant quelques recherches sur le genre j'ai découvert ce que l'on appelle la dystopie.

Une dystopie, également appelée contre-utopie, est un récit de fiction dépeignant une société imaginaire organisée de telle façon qu'elle empêche ses membres d'atteindre le bonheur. Une dystopie peut également être considérée comme une utopie qui vire au cauchemar et conduit donc à une contre-utopie. L'auteur entend ainsi mettre en garde le lecteur en montrant les conséquences néfastes d’une idéologie (ou d’une pratique) présente à notre époque.
-- Wikipedia

Si on connaît tous les grands auteurs classiques du genre, tels que Georges Orwell (1984) ou Pierre Boulle (La planète des Singes), dont la littérature s'adresse clairement à un public adulte, on connaît moins les auteurs du genre qui s'adressent à la jeunesse. Et pour cause : l'intérêt des ados (dans leur ensemble) pour la science-fiction semble très récent, au regard des éditeurs. Mais les derniers best-sellers parlent d'eux-même. Hunger Games de Suzanne Collins ou Divergente de Véronica Roth sont des succès littéraires et cinématographiques incontestables, et ce sont des romans dystopiques. J'ai en fait cherché le premier reommé et reconnu d'entre eux. Je suis tout naturellement tombée sur Le Passeur de Lois Lowry, une auteur jeunesse américaine. Il paraît même que son oeuvre est un tel classique qu'il est étudié en classe. Moi-même n'en ayant jamais entendu parler, ma curiosité était piquée.

Ce que j'en ai pensé

Couverture

Il s'agit en effet d'un roman à l'intention d'un publique jeune, adolescent. Mais les adultes se laisseront facilement transporter par la belle plume de l'auteur dans cette histoire facile à lire. On y suit Jonas, jeune garçon de 12 ans durant une tranche de vie importante au sein de sa communauté. Et quelle communauté ! D'apparence parfaite et tranquille, deux ou trois choses nous dérangent rapidement et on finit par découvrir un monde sans émotion, sans couleur. Un monde asceptisé ou l'Identique règne, où toute activité et toute vie est décidée et gérée minutieusement par une entité supérieure. On se questionne forcément en même temps que notre héros. Je ne déflorerai pas les grandes questions philosophiques soulevées par ce roman, sa lecture vous les soufflera.

Je regrette deux choses dans ce roman :

  • Je ne suis pas parvenue tout à fait à entrer dans l'univers de l'auteur tant certains éléments très gros de l'histoire (tels la disparition du soleil ?? Et ça ne pose pas plus de problème que ça ??) manquaient d'explications et de justifiacations.

    L’expression suspension consentie de l'incrédulité [...] décrit l’opération mentale qu'effectue le lecteur ou le spectateur d'une œuvre de fiction qui accepte, le temps de sa consultation de l'œuvre, de mettre de côté son scepticisme.
    -- Wikipedia

    C'est exactement que qui m'a manqué dans ce roman à certains passages (et pourtant je ne suis pas une cliente difficile !).

  • La fin du roman m'a semblée bizarre (et apparemment, elle fait polémique sur la toile). La fuite de Jonas de sa communauté est un évènement logique et que l'on attendait, mais les quelques dizaines de pages qui suivent et qui décrivent sa difficulté à survivre (logique, à 12 ans largué dans la nature hostile ...) ne nous apportent rien. Tout le début du roman fait naître en nous des questionnements et des réflexions, et là, plus rien. Notre héros s'affranchit de l'oppression, ensuite il en chie, mais ça ne mène à rien. Tu parles d'une morale ! La conclusion est abrupte et en suspens ...

J'attaque bien entendu la suite, le tome 2 de la série : l'Elue.


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