Dans les Hautes Herbes, de Stephen King et Joe Hill

Pourquoi j'ai eu envie de lire

Histoire de faire une pause entre mes romans à l'eau de rose, je cherchais un petit roman sans prise de tête, qui se lirait rapidement. Pas une saga, pas une épopée. En quête d'une valeur sûre, j'ai cherché dans les dernières parutions du King et ce tout petit livre d'une soixantaine de pages m'a attirée. Pour avoir déjà lu pas mal de ses nouvelles, je sais que l'auteur excelle dans le format court et j'ai toujours adoré son style percutant et les ambiances sombres de ses histoires. J'ai aussi découvert que Joe Hill était le nom de plume du propre fils de Stephen King, alors j'étais curieuse de découvrir ce récit coécrit par le père et son fiston.

Ce que j'en ai pensé

Couverture

Il s'agit d'une sorte de conte maléfique, une nouvelle fantastique et terrifiante. L'auteur exploite une peur qui m'a beaucoup parlée, la peur de se perdre. Enfant, ma petite soeur et moi adorions jouer dans les champs de maïs, des parcelles de plusieurs hectares dont les plants mesuraient plus de deux mètres de haut. On s'inventait des histoires, on se cachait. Mais l'angoisse de se perdre et de ne plus jamais pouvoir rentrer à la maison était toujours dans un coin de notre tête d'enfant. On semait derrière nous des cailloux blancs, comme le petit Poucet.

Dans cette nouvelle, de hautes herbes remplacent les maïs de mon enfance mais le résultat est le même : si on se perd, on est mal. Le King s'adressant aux adultes : on est même très mal ! On se sent oppressé à la place des personnages qui se rendent compte que quelque chose cloche, on se demande comment on réagirait à leur place. Tout part d'une situation plutôt banale, puis le bizarre s'insinue lentement, le fantastique devient omniprésent puis l'horreur apparaît. C'est du King de toute façon, ça ne pouvait pas bien finir ! Je ne sais pas dans quelle proportion Joe Hill a contribué au travail d'écriture, mais l'univers du papa est vraiment présent.

Je qualifie cette nouvelle de conte parce que j'y ai tout de même trouvé une morale. Particulièrement répugnante d'ailleurs. Leur bonté mène les personnages à la mort ...

J'avais envie d'une pause littéraire. Je ne la qualifierai pas de rafraîchissante, loin de là. Cette nouvelle m'a faite froncer le nez par son cynisme mais je l'ai beaucoup appréciée pour son efficacité et son ambiance glauque et angoissante. Je la conseille aux amateurs de l'auteur, c'est du Stephen King pur jus et concentré.


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